Licence 3. Pratique & théorie de l’image.

Intervalles.

Intervalle
mars 2026
vidéo en 5 séquences de 5 secondes

Le projet Intervalles explore la perception de l’espace par la confrontation entre la nature brute du Cotentin et la mesure mécanique d'un métronome. Il saisit ainsi l’espace comme matière et l'éprouve par une sculpture sonore.

Le métronome
Le métronome rythme chaque séquence. Je l’ai placé pour que son apparition ou son absence impose le son en une présence physique qui habite le paysage comme un corps étranger dont l'épuisement final symbolise la limite de nos outils de mesure face à l'infini d’un horizon. On peut entre-temps entendre de subtiles différences de résonance entre la pierre, l'herbe et le chemin creux. Les 25 secondes sont construites comme une partition. Le rythme du métronome ralentit progressivement à chaque plan (120, 80, 60 bpm). Cette structure permet de passer d'une sensation de tension (rythme rapide, plan serré) à une sensation de finitude. La durée fixe de 5 secondes transforme chaque plan en un bloc de matière temporelle autonome jusqu'à l'arrêt naturel du mécanisme.

Le noir et blanc
Le contraste du mode noir et blanc (Monochrome L) renforce la dureté de la pierre, le détail des herbes et le grain de la terre. Il permet aussi de s’affranchir d’un paysage de vacances et d’installer une certaine intemporalité.

Cadre et lumière
Les séquences sont capturées avec des focales contrastées en lumière naturelle, passant de la macro (140 mm) pour isoler la texture de la pierre et de la terre, au grand-angle (14 mm) pour ouvrir l’horizon.

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